Histoire de la nationale 7 à Aix-en-Provence


ÉTAPE 3 d’AIX-EN-FOULÉES 2019
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Avant tout, merci à tout ceux qui m’ont fourni certaines des photos de cet article, qui reste à compléter !

Déjà, un peu d’histoire :

  • 15e siècle : Louis XI crée la poste royale et en 1481, à la mort de Charles V d’Anjou, neveu du roi René, La Provence est ralliée au Royaume de France. C’est au XVIe siècle que l’on plante des ormes le long des voies. Un réseau cohérent de routes de postes est mis en place.
  • En 1811, le 16 décembre. Acte de naissance de la route moderne. Napoléon 1er fait adopter par décret une numérotation à toutes les routes de l’Empire français. La Route impériale 8 était une route impériale française de 1re classe qui reliait Paris à Rome via Moulins, Lyon, Avignon et Nice. Rome étant appelée à devenir la deuxième capitale de l’Empire et la moitié de l’Italie étant sous domination française, de nombreuses routes ont été tracées pour relier France et Italie.
  • En 1814/1815, elle devient Route Royale 8.
  • En 1824, le 10 juillet. La Route Royale n°8 devient la Route Royale de Première Classe n°7.
  • LA RN7 finalement naît le 24 février 1848 (seconde république) => 2 décembre 1852 où elle devient la Route Impériale 7.
  • 4 septembre 1870. Nommée Route Nationale 7 dès la proclamation de la République.
  • 1970 : ouverture du tronçon de l’A8 à Aix
  • 2006 : déclassement. Transfert de l’État vers les conseils généraux de 18 000 kilomètres de nationales qui vont devenir en partie des Départementales.

La RN7 passe par Aix-en-Provence et non pas plus haut, ce qui aurait été plus court pour rejoindre Nice, parce que la Durance est une rivière capricieuse, dont la largeur, avant la construction du barrage de Serre-Ponçon, pouvait énormément et rapidement changer. D’ailleurs, ne disait-on pas : quels sont les trois fléaux de la Provence : Le Mistral, la Durance, et le Parlement…

LA ROUTE DES VACANCES ?

Également appelée la « route Bleue » ou encore la « route des vacances » (bien que le trajet diffère entre Roanne et Valence). Oui, mais pour qui ? Pour les Parisiens !!! D’ailleurs, en 1955, Trenet parle de la RN7 dans la direction PARIS-LE SUD et pas le contraire.

De toutes les routes de France d’Europe
Celle que j’préfère est celle qui conduit
En auto ou en auto-stop
Vers les rivages du Midi
Il faut la prendre qu’on aille à Rome à Sète
Que l’on soit deux trois quatre cinq six ou sept
C’est une route qui fait recette
Route des vacances
Qui traverse la Bourgogne et la Provence
Qui fait d’ Paris un p’tit faubourg d’Valence
Et la banlieue d’Saint-Paul-de-Vence
Le ciel d’été
Remplit nos cœurs d’sa lucidité
Chasse les aigreurs et les acidités
Qui font l’malheur des grand’s cités

Son tracé « aller » à Aix-en-Provence jusqu’en 1877  (avec les noms actuels) :

  • Célony
  • Montée de Célony
  • De Lattre de Tassigny
  • Rond-Point Mandela
  • Rue de la République
  • Av Napoléon Bonaparte
  • La Rotonde
  • Avenue Villars et Avenue Malherbe
  • Boulevard du Roy René
  • Cours Gambetta

Son tracé « aller » à Aix-en-Provence de 1877  jusqu’à son déclassement en 2006 (avec les noms actuels) :

  • Célony
  • Montée de Célony
  • De Lattre De Tassigny
  • Rond-Point Mandela
  • Bld de la République
  • Av Napoléon Bonaparte
  • La Rotonde
  • Av Victor Hugo : l’avenue de la gare est tracée en 1877 lors de la création de la nouvelle gare des voyageurs en décembre 1877.
  • Boulevard Du Roy René
  • Cours Gambetta

Son tracé « retour » avant 1963 (avec les noms actuels) :

  • Cours Gambetta
  • Boulevard Du Roy René
  • Av Victor Hugo (ou Malherbe)
  • La Rotonde
  • Av Napoléon Bonaparte
  • Bls de la  République
  • Rond-Point Mandela
  • De Lattre de Tassigny
  • Célony
  • Montée de Célony

Le 29 juin 1963 : il est institué un sens de circulation obligatoire pour tous les véhicules dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, autour de l’agglomération centrale…

Son tracé « retour » en 1963 (avec les noms actuels) :

  • Gambetta
  • Carnot
  • Saint-Louis
  • Aristide Briand
  • Jean Jaurès …

puis :

1e hypothèse :

  • Rue de la Molle
  • De Lattre de Tassigny
  • Célony

2e hypothèse :

  • Cours sextius
  • République
  • De Lattre de Tassigny
  • Célony

Le 2 octobre 63 : rétablissement des deux sens jusqu’à nouvel ordre. Le 4 février 64 : annulation du rétablissement précèdent et sens unique autour de la ville dans le sens inverse des aiguilles d’une montre sans toujours savoir laquelle des deux hypothèses est la bonne pour le moment !

CÉLONY

Bien sûr, tout le monde connaît la fameuse station essence TOTAL avec son totem qui trône depuis les années 50 (pylône). On le voit de loin et c’est fait pour ça ! On retrouve en France d’autres stations de la même facture, dont une à l’entrée d’Orange, c’est aujourd’hui un restaurant.
Et le mini centre commercial de CÉLONY était un Routier à cette époque.

COURS SEXTIUS

Ce panneau placé rue de la République en angle avec le cours Sextius ! À son époque la rue de la République était nommée cours des Minimes jusqu’en 1879, sous le maire Bédarride. C’était le faubourg Sextius.

Mais de quel empereur s’agit-il ? C’est Napoléon III, car sous Napoléon Ier en 1811, c’était la Route Impériale 8. Pourquoi Paris-Antibes et non pas Nice ou Menton ? Avant 1860 la Savoie était indépendante, comme Nice, Gênes, le Piémont et la Sardaigne, dans le cadre d’une monarchie constitutionnelle dont la capitale était Turin. Elle fut annexée en 1860. Donc, elle a été posée entre 1852 et 1860,

LE CINTRA

C’est parce qu’il était situé sur la RN7 qu’il a obtenu l’autorisation d’ouvrir 24/24 : c’était un relais routier.

PARIS-NICE

Si Paris-Nice semble être l’origine du nom de ce restaurant, son nom actuel « Le grenier de grand-mère » est sa véritable origine. 

CHEZ LÉOPOLD – RELAIS SAINT-CHRISTOPHE

On voit sur d’anciennes photos les pompes à essence devant ce restaurant célèbre, qui était aussi un relais à Aix-en-Provence.

 

LA POSTE GAMBETTA ET AVANT !

Un ancien garage : regardez bien l’architecture typique de la RN7, des années 60… « On sort de la ville comme à Paris, par la porte d’Italie ! » : Dans les deux villes, les portes n’existent plus physiquement. Mais si elles existaient, à Paris, on passerait bien sous la porte alors qu’à Aix, on passerait plutôt à côté ! La Poste depuis a été fermée.

COURS GAMBETTA

Sur des photos anciennes, des garages Simca, des carrosseries, des stations-service, Azur, Opel, Total. Les bâtiments existent toujours mais il est difficile d’y voir trace de ce passé ! Merci à celui qui a posté ces photos !

LES PANNEAUX STOP

Sans doute posés à l’époque de la RN7 en face du parking relais MALACRIDA, ils sont plantés aux sorties des résidences Valbonnette et Clair-Matin. Ils sont ronds avec un fond blanc avec à l’intérieur un triangle pointe en bas et STOP au milieu. Ils ont été remplacés partout en France par les panneaux octogonaux en 1971, partout sauf ici !

LE CAMPING ARC-EN-CIEL

Voici en la patronne la mémoire de la RN7 et de l’AUTOROUTE. Elle m’a rappelé que le 12 août 1965, Serge Lama, qui a 22 ans, est victime devant ledit camping d’un terrible accident de voiture dont il en garde les traces douloureuses à la jambe droite depuis. En outre, sa fiancée Liliane Benelli, pianiste de Barbara, meurt ainsi que le conducteur de la voiture, le frère d’Enrico Macias. En 1965, Barbara écrit « Une petite cantate » en hommage à son amie et pianiste, et Serge Lama, « d’Aventures en Aventures », ainsi que « Toute blanche » en 1974.

 

Et après ? La RN7 continue sa route, avec encore de nombreux vestiges, mais ce n’est plus Aix !


Vous pouvez réécouter l’émission du  24 septembre sur France Bleu Provence sur le sujet :


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