Les bains et lavoirs Reynier


On ne connaît que peu de chose sur Étienne Reynier. M. Mouan, secrétaire perpétuel de l’Académie en 1865 le présente toutefois ainsi :

« Par son testament olographe du 18 mars 1864, M. Étienne Reynier, ancien employé des contributions indirectes, mort à Aix le 16 mars 1865, a bien voulu léguer à l’Académie une rente annuelle et perpétuelle de 1 000 francs, pour récompenser les actes les plus méritoires constatés dans les communes de l’arrondissement d’Aix. Digne émule de M. Rambot, M. Reynier entend que sa rémunération soit d’une entière analogie avec celle qui, sans doute, lui a inspiré sa généreuse résolution. L’Académie a accepté avec empressement la mission qui lui est de nouveau confiée. S’il est doux de prendre l’initiative dans la pratique du bien, on aime aussi à en faciliter l’accomplissement d’après de généreuses intentions. Quand le moment sera venu, nous apporterons pour le prix Reynier la même impartialité dont nous croyons avoir donné des preuves jusqu’à ce jour pour la distribution de celui fondé par M. Rambot. »

Si vous voulez en savoir plus sur le prix Reynier,
je ne peux que vous proposer de vous référer à mon ouvrage :
AIX ET LA VERTU.

En outre, Étienne Reynier léguera en outre 6 000 francs aux hospices, 2 000 francs au bureau de bienfaisance et 1 000 francs aux dames de Saint-Vincent-de Paul.

Que doit-on d’autre à cet homme : Le Mémorial d’Aix nous le dévoile dans son édition du 19 mars 1865 :

« M. Reynier laisse à la ville d’Aix, la somme de 30 000 francs, destinés à contribuer :

  1. à l’établissement d’un grand lavoir public et gratuit, couvert avec un pourtour suffisant pour étendre et faire sécher le linge ;
  2. la création de bains publics à très bon marché, à l’usage des travailleurs, dans l’intérêt de la propreté et de l’hygiène de cette partie de la population. »

En 1878, « le grand lavoir gratuit et les bains à prix réduits », appelés Bains Reynier ou Legs Reynier, seront ouverts au 1 boulevard Notre-Dame (av. Jean Jaurès), face à la Tourreluque, à Aix, sur un terrain appartenant à la ville et gérés indirectement par elle-même. Pendant près d’un siècle, ils seront réservés aux classes populaires et aux « indigents » et seront exploités face aux luxueux Bains Sextius. Avec l’arrivée du modernisme et de l’eau dans chaque habitation dans les années 70, la ville décide d’une nouvelle attribution de cet espace : les bâtiments seront donc détruits dans les années 70 pour faire place à la maison de retraite « Le Sans-Souci ».

 

Fonds Bibliothèque Méjanes – Plan Makaire de 1897

 

IGN – Les bains et lavoirs Reynier en 1964

 

Les bains et lavoirs Reynier, sur la gauche de la photo

 

IGN – Les bains et lavoirs Reynier en 1930
IGN – Les bains et lavoirs Reynier en 1970
IGN – Les bains et lavoirs Reynier en 1975

 

Archives Municipales Aix-en-Provence

 Les Archives Municipales d’Aix-en-Provence possèdent de nombreux documents sur cet établissement, et les journaux « Le Mémorial d’Aix » et « Le National » en « parlent » souvent…

Le « Sans Souci » en 1975

 


Sources et droits des documents de cet article :



• Collection personnelle de Thierry Brayer
• Diverses, en regard des documents dans cet article
• Archives Municipales d'Aix-en-Provence
• Fonds Bibliothèque Méjanes (Le Courrier d'Aix - Le Provençal - Le Méridionnal)

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