Mireille Provansal dédicacera


Du ghetto au maquissamedi 23 mars de 10h à 13h

Mireille Provansal, agrégée de géographie, ancienne élève de l’Ecole Normale supérieure, professeur à l’Université d’Aix-Marseille, a consacré ses recherches aux sciences de l’environnement, dans une collaboration soutenue avec les historiens. Descendante d’une lignée paternelle juive d’origine lorraine, fille et petite fille de résistants des maquis bas-alpins, elle est passionnée d’histoire et de montagne. Dans la tradition de l’engagement social de sa famille, elle aussi est active au sein de d’associations d’aide aux étrangers. Ce livre est un témoignage de ces engagements et de ces intérêts.

Du ghetto au maquis

20€

Descendant d’une famille de Juifs lorrains ayant choisi la France en 1871, Jean Lippmann fut un des héros de la résistance à Nice, puis dans les Alpes du Sud, où il fut fusillé en 1944. Sa petite-fille, Mireille Provansal, a choisi de remonter le fil du temps grâce à d’abondantes archives familiales afin d’interroger les racines de son histoire.
Son ouvrage raconte ainsi la saga d’une famille juive sur plus de deux siècles depuis Isaïe l’ancêtre médecin du ghetto de Metz au XVIIIème siècle dont la tradition voudrait qu’il ait guéri Louis XV.  Au-delà du récit familial, c’est une tentative de réflexion sur la transmission de la judéité, au travers des ruptures de la grande Histoire et des mutations de la société française, depuis la Révolution aux guerres napoléoniennes, à celles de 1870, de 1914-18 jusqu’à celle de 1939-45. Mireille Provansal y débat des raisons de l’engagement d’une famille juive face aux différents visages de l’antisémitisme, jusqu’au choix de la Résistance contre le nazisme. Elle développe l’idée qu’être et rester juif depuis 250 ans, c’est parfois et paradoxalement, être pratiquant ou libre penseur, dénier ou revendiquer sa judéité, rechercher l’intégration ou se replier sur sa famille. C’est en tous cas toujours affirmer son patriotisme. Au travers de quelques portraits hauts en couleurs, son livre aborde les questions de la diversité culturelle et de l’intégration dans la France moderne, de héros quotidiens qui ont collé à leur époque tout en restant eux-mêmes, dans la conscience persistante d’une différence.

Renée a inscrit au dos d’une photo d’identité prise en novembre 1919 «j’ai vieilli! Tête de petite juive!». […] Son visage rond, son nez et ses lèvres un peu épais, ses cheveux noirs lui donnent un type bien reconnaissable. Elle n’est pas laide tant s’en faut, mais se trouve laide. Laide parce que juive ? Les caricatures antisémites insistent sur la laideur repoussante des juifs. Il est bien possible que ma grand-mère intériorise et retourne contre elle cette agressivité. «Avec ces archives, témoignage rare et bouleversant, Mireille Provansal raconte l’histoire d’une famille juive sur presque deux siècles. Mais c’est plus que cela. L’histoire déroulée ici est aussi une histoire de la France entre la fin du XVIIIe siècle et le milieu du XXe siècle. Car depuis l’ancêtre médecin à Metz où ses coreligionnaires étaient tolérés, renfermés dans le ghetto de plus en plus surpeuplé, jusqu’au résistant que fut son grand-père, les Juifs ont été intimement mêlés à tous les mouvements de la société française. »

Source: LIBRAIRIE LE BLASON 2 Rue Jacques de la Roque à AIX


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• Collection personnelle de Thierry Brayer

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