Gilles Ascaride dédicacera "Zoé"


Zoésamedi 17 novembre de10h à 13h

Ecrivain, comédien et dans une autre vie sociologue au CNRS, Gilles Ascaride, né à Marseille, est l’un des fondateurs et fers de lance du mouvement Overlittérature. Auteur d’une vingtaines d’ouvrages dont certains ont été traduits à l’étranger, ce franc-tireur de la littérature est connu pour son écriture vive et percutante. Il est aussi le fondateur du Festival Overlittérature de Septèmes-les-Vallons (2011, 2013, 2015, 2017, 2019)
 

Zoé

10€

Puisque personne n’a jamais voulu montrer cette « Arlésienne » qu’est Zoé, puisque tout le monde, au Bar de la Marine et sur le Vieux-Port, lui a tout mis sur le dos (au propre comme au figuré) sans jamais lui donner la parole à cette « petite fille très jolie, très coquette et qui ne pensait pas à mal », Gilles Ascaride a décidé de donner chair et verbe à Zoé, la fameuse tante d’une non moins fameuse trilogie marseillaise… et universelle.
 Au crépuscule de sa vie, Zoé repasse le film de son existence : l’amour et les plaisirs sexuels, les brimades et les humiliations de sa sœur Honorade, les frasques de Marcus et Fanélie, la tendresse du patron du Bar de la Marine, Césaire, mais aussi la violence des hommes et des femmes, la pauvreté, le racisme, la guerre… et la « morale » d’une époque pas tout à fait révolue qui empêche les femmes de vivre leurs désirs et de disposer de leur corps. Avant l’heure, Zoé était une féministe – ou tout simplement une femme libre. Qui n’a jamais laissé « mesurer les autres ». Un texte drôle et émouvant, à faire rire, sourire… et fendre le cœur.

L’avis de Philippe Caubère :

Gilles Ascaride a réussi l’exploit – le prodige – d’écrire un merveilleux texte en s’inspirant d’un autre, très connu quoique innommé (à vous de deviner…) ; d’en avoir, qui plus est, approfondi la portée, régénéré le sens et rallumé la fantaisie. Sans avoir rien gommé, bien au contraire, de la tragédie qu’il cache sous le masque de la comédie. Bref, d’avoir créé, à partir d’un classique, un texte moderne, politique, social, féministe. Tout aussi drôle et provençal que son modèle, mais plus alacre, plus « vert » et plus féroce. Encore une fois : plus actuel. Marseille n’est pas, décidément, que la ville du football, du faux « assent » ou des mauvais garçons. Elle est aussi celle des grands, des plus grands écrivains. Béni soit Gilles Ascaride d’avoir su renouer, après tant d’autres, avec cette tradition trop souvent oubliée !
 


Source: LE BLASON


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